Les tombeaux Saadiens


Ces mausolées(Les tombeaux Saadiens Marrakech) des princes de la dynastie Saadienne, qui régna sur Marrakech pendant 125 ans, furent construits par Ahmed le Doré à la fin du XVI ème siècle. Ils sont l’unique vestige de la grandeur d’une dynastie dont l’attachement au développement des arts et des relations diplomatiques avec le reste du monde valut à Marrakech une partie de sa renommée internationale. Les tombeaux Saadiens se situent au nord de la Kasbah almohade de Marrakech. Cet admirable complexe funéraire a été découvert en 1917 par le Service des Beaux-arts et des monuments historiques. On accédait jadis à cette nécropole de la famille royale saadienne par une porte qui communiquait avec la mosquée limitrophe fondée par Ya‘qûb al-Mansûr. Depuis 1917, on y accède par un long couloir aménagé dans le coin sud-ouest qui conduit vers un espace à ciel ouvert occupé par un cimetière et un jardin, délimités à l'est et au sud par une muraille intérieure flanquée de tours.La nécropole se compose de deux ensembles architecturaux. Le premier se compose de trois salles. Il s’ouvre par un oratoire à trois nefs, dans lequel des tombes ont été ajoutées à partir du XVIIIe siècle. Un Mihrâb fait d’une niche pentagonale est coiffé d’un arc brisé outrepassé qui repose sur quatre demi colonnettes de marbre gris encadrées de quatre autres colonnettes similaires et surmonté d’une coupolette à muqarnas.Il faut semble t-il chercher l’origine et la source d’inspiration de ce complexe funéraire dans les nécropoles des familles royales précédentes, notamment celles des Marinides à Fès et à Chella. Les décors de stucs et de céramique (mosaïque de céramique, céramique à glaçure excisée), les plafonds de cèdre ainsi que le travail de sculpture qui se développent dans l’ensemble de cette nécropole sont à mettre en lien avec les productions hispano-maghrébines des siècles précédents et notamment avec les productions nasrides que l’on connait à l’Alhambra de Grenade où les muqarnas, éléments décoratifs originaires d’Iran, sont très présents. Les décors muraux présentent des compositions que l’on rencontre également chez les Marinides. Par ces réalisations somptueuses, l’art saadien s’inscrit dans la tradition

 

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